Pour une communication digitale consciente et engagée

Sandrine Rodrigues

Prendre conscience de l’impact environnemental de notre consommation numérique est une excellente chose. Seulement, face à la recrudescence d’informations, on a tendance à fermer les yeux, à utiliser les technologies sans se poser trop de questions, car « c’est bien pratique ».
Et avant même de prendre une action ou une autre pour diminuer notre empreinte carbone, il est nécessaire de commencer par en comprendre les tenants et les aboutissants : notre consommation numérique a un impact environnemental… mais pas que ! Notre vie privée, notre consommation, et même notre capacité à penser librement peut être sacrément remise en cause par ces technologies.

Pour en savoir un peu plus sur ce qui m’a amenée ici, je vous invite à lire ce qui suit, et à vous balader dans mon blog pour compléter ces informations… C’est une vraie prise de conscience, que je vous propose à travers les articles de ce blog que j’alimenterai régulièrement. Et bien sûr, je peux vous accompagner dans le développement de vos projets en toute conscience !

Tout un art…

J’ai commencé jeune, vers 6 ans. Je regardais avec mes yeux de petite fille ma mère faire courir ses doigts sur le clavier. J’étais impressionnée de la vitesse à laquelle elle tapait, de sa dextérité…

Ma première rencontre avec la communication « digitale ». Et c’est comme ça que j’ai voulu moi aussi apprendre le piano 🙂

La communication digitale – en bon français – est donc l’art de faire passer des messages… par ses doigts ! Et la musique en est un excellent vecteur. Ceux qui me connaissent le savent déjà. Si ce n’est pas le cas… Vous allez vite le comprendre !

Trêve de plaisanteries, revenons à notre sujet. Car je parle bien sûr de communication numérique – mais si je veux être un tant soit peu référencée par les géniaux algorithmes des moteurs de recherche, si je souhaite que la majorité du monde me trouve, je dois quand même être à la page. Je pourrais aussi parler de marketing digital (pour en rajouter une petite couche, coucou l’algorithme !).

Il est vrai que j’ai une certaine appétence pour la technique qui se cache derrière tout ça (je ne suis pas ingénieure pour rien), c’est donc naturellement que je me suis familiarisée avec les outils web. Et plus je mets le nez dedans, plus je trouve cela génial… et plus j’ai envie de poser des limites. Et c’est de cette réflexion qu’est née ma conception de la communication numérique.

Le pouvoir des mots

La communication…

Lorsque j’ai fait une pause dans ma carrière, que je me suis arrêtée pour revoir le parcours que j’avais fait, et ce vers quoi je voulais aller, il y avait ce mot qui revenait à chaque fois : la transmission. Lorsque j’étais ingénieure biomédical, il y avait ce terme de « vulgarisation scientifique » que j’aimais bien. Mon rôle consistait à « traduire » les besoins des médecins auprès de l’équipe de projet (architectes et ingénieurs), et les contraintes de ces derniers au corps médical. Voilà ce qui m’a animée dès mes premiers pas dans le monde professionnel : la communication.

A la base de la communication il y a donc un message à transmettre, à diffuser auprès d’une certaine audience. Cela nécessite des qualités telles que l’écoute (mutuelle), la bonne compréhension et interprétation du message. Si possible, la libre expression de celui-ci (c’est quand même mieux…).

… numérique

Les technologies numériques apportent leur lot de contradictions, comme dans tous les domaines, mais nous offrent également des outils merveilleux permettant d’accroître notre capacité de mémorisation, de communication, permettant de se lier avec des personnes de la planète entière sans même les avoir rencontrées.

Et c’est ce qui est génial. On peut « entendre » une personne sourire au téléphone, on peut se lier d’amitié sur les réseaux sociaux, s’engueuler par sms, et ce même avant l’arrivée massive des emojis !

Seulement ce n’est pas tout. Il y a une vraie vie à côté de tout cela. Et si on est capable de percevoir les émotions de notre interlocuteur, parfois biaisées, mais souvent d’une façon authentique, c’est qu’on en a appris les codes. Et ces codes ne peuvent s’apprendre autrement que dans la vraie vie. En témoignent les nombreuses recherches et publications au sujet de l’impact du numérique sur nos enfants.

… consciente

On veut donc communiquer, sans déshumaniser. Et la frontière entre les deux n’est pas évidente.

Avant d’aller plus loin, et si certains se posaient encore la question… je ne suis PAS un exemple ! Oui, j’ai un compte Google, même 2 ou 3, j’utilise le cloud, j’ai un téléphone Android… Et je trouve cela bien pratique. Je pourrais en citer beaucoup d’autres, et peut-être même que j’utilise certaines de ces applications naïvement, ou d’autres car on ne m’a pas laissé le choix.

Bref, impossible pour moi de passer pour un ange du numérique libre et écolo, surtout que je n’en ai réellement pris conscience que très récemment.

Et c’est cette conscience que je souhaite mettre dans mon travail. Ne plus dire « je ne savais pas », fermer les yeux sur certaines pratiques juste parce qu’on n’a pas le choix. C’est également pour moi le fait de s’autoriser à utiliser certaines applications qui sont peut être perfectibles en termes d’éthique, mais en toute conscience. Faire des choix et choisir ses combats, plutôt que plaider l’ignorance et ne rien faire. On a le droit d’aimer Google et d’acheter sur Amazon (euh… là non, c’est trop. Désolée. Amazon c’est le mal).

Il faut comprendre l’impact qu’ont nos actions prises dans leur ensemble. Les géants du net nous martèlent que nos boîtes mail prennent de la place sur les serveurs, qu’il faut supprimer les données inutiles – et toi petit consommateur tu culpabilises derrière ton écran alors que ces grands patrons voyagent en avion à grand frais et ont un impact encore moins négligeable sur la planète… A quoi, à qui se fier ??

Et engagée !

On est déjà dans le monde d’après.
Les ressources disponibles de notre planète sont largement dépassées.
Bien sûr seul un changement en profondeur de nos organisations sera capable de nous éviter d’aller droit dans le mur.
En attendant, chacun à notre échelle, faisons notre possible pour réduire notre impact et éveiller les consciences.

Je suis engagée sur des valeurs qui constituent ma raison d’y croire : la responsabilité collective, le développement durable, recréer du lien social… Il y a mille façons de s’engager. J’ai choisi d’accompagner des entrepreneurs et entreprises engagées pour une société plus juste. Je souhaite de tout cœur que les générations à venir n’aient pas à souffrir des ravages que nous avons fait sur la planète. Avec, si nécessaire, un passage par la case « décroissance ».

Ce que ce n’est pas

Ce n’est pas uniquement du marketing éthique, écoresponsable, ou tout autre terme à la mode si la démarche globale et les outils utilisés ne le sont pas.

Ce n’est pas de l’éco-blanchiment (ou du greenwashing si vous préférez !), qui est précisément une action marketing mise en place pour redorer l’image de l’entreprise pointée du doigt pour ses activités polluantes, ou qui surfent sur les actualités et contournent les tentatives des autorités de fixer des règles pour « encadrer » la destruction de notre planète.

Ce n’est pas juste de la communication. C’est une démarche globale.

Et si l’envie vous prend d’en discuter en vrai de vrai, ce sera pour moi avec grand plaisir !