Si tu étais un instrument de musique, lequel serais-tu ?

Conscience... et bonnes idées !

En ce qui me concerne, j’ai mis pas moins de 30 ans à le trouver !

Mais maintenant, JE SAIS 😇.

J’ai commencé à jouer du piano à 6 ans. Vers 10 ans, j’ai souhaité jouer du violon.

Je ne l’ai compris que vers mes 18 ans que cette idée était déterminante pour la suite : la musique est ce qui m’a fait grandir, m’a ouvert l’esprit, m’a permis de pousser la porte d’une merveilleuse communauté, où on peut partager peu importe les styles, peu importe le niveau.

Du partage, et surtout du soutien !

Petit à petit, j’ai progressé, jusqu’à avoir l’impression de contribuer de façon positive au son de l’orchestre. Cela dit une chose était certaine, j’étais violon 2. Je n’aimais pas les parties exposées, brillantes, des violons 1. Je préférais soutenir, depuis l’intérieur de l’orchestre, chez les seconds (avec une place de choix au fond, juste devant les vents, ceux-là même qui connaissent le chemin le plus rapide vers le bar en sortie de répétition !)

Parallèlement, je chemine professionnellement. Je suis une vraie scientifique, mais plus dans l’analyse que dans l’expertise. Dans l’observation et le soutien que dans la prise de parole. La gestion de projets pluridiscplinaires, la vulgarisation et faire communiquer différents métiers était là où j’excellais le plus.

Le petit grain de folie qui manquait…

A l’approche de mes 30 ans, et une envie de changer à nouveau les règles, je m’achète un alto. Et je réapprends depuis le début, à commencer par la clé d’ut. C’est un peu comme apprendre un nouveau langage, un excellent moyen d’entretenir le cerveau ! Mais ce n’était pas que ça. Cet instrument a révélé mes capacités à « faire du beau ». A trouver enfin le son juste.

Je suis l’alto.

Et aujourd’hui j’y ai trouvé ma place. Je porte cette voix qu’on ne distingue pas toujours au premier « coup d’oreille ». Pourtant elle est bien là et c’est souvent une des plus belles parties de l’orchestre. Des sons chauds, graves, mais surtout qui structurent tout l’ensemble et subliment le reste des instruments (l’altiste est modeste, vous saviez ?).

Et c’est cette pièce du puzzle qui me manquait jusqu’alors dans la connaissance de mes propres capacités. Je suis donc l’Alto, celle qui tire les ficelles et s’assure que les projets sont rondement menés. Celle qui met en musique différents acteurs de tous horizons, celle qui réalise les idées incroyables du chef d’orchestre. Celle qui travaille dans l’ombre mais qui met en place toute l’organisation et la structure des œuvres afin que celles-ci brillent au grand jour dans les mains de celles qui les interprètent (je vous ai dit qu’on était modeste ?).

Maintenant vous savez.

Au fait, savez-vous comment on reconnaît un altiste chez un luthier ? 😁