Logo Sandrine Rodrigues

Ma transition vers un numérique plus responsable

Je vais vous avouer un truc. L’écologie dans le numérique, les sites internet « verts », tout ça, tout ça… Ça fait bien 2 ans que j’y pense. A peu près au même moment où j’ai enfin pu mettre des mots sur mes valeurs entrepreneuriales.

Et ce n’est que maintenant que je commence à envisager pouvoir assumer… que mon utilisation du numérique n’est pas si responsable que ça.

Tout commence par un biais cognitif : l’effet Dunning-Kruger

Cela arrive à nombre d’entre nous. On découvre un sujet, on s’y intéresse, et très vite on a tendance à surestimer ses compétences alors qu’on est encore que trop peu qualifié. Je sentais qu’il y avait là quelque chose d’important à pointer du doigt, des bonnes pratiques à mettre en place. Mais j’étais loin d’imaginer tout ce que j’ignorais !

La montagne de la stupidité : l’écologie vaincra !

J’étais arrivée au point où je souhaitais réaligner mes compétences techniques et mon appétence pour la communication avec mes valeurs. Cela avait mis du temps, mais j’ai enfin mis le doigt dessus. Je n’étais pas obligée de faire comme tout le monde, et de communiquer partout tout le temps en remplissant sans vergogne la poubelle du Net, de faire des sites remplis d’animations, de confier toute ma vie privée aux GAFAM

Je venais enfin d’aligner les pions, de trouver mon Pourquoiiiii, qui ferait de moi l’entrepreneure épanouie que je suis aujourd’hui. Mais j’ai, comme beaucoup, suivi cette courbe, de la montagne de la stupidité à la vallée de l’humilité, pour enfin l’assumer aujourd’hui.

Le constat

Comme si personne n’avait eu l’idée avant. Je voyais la pointe de l’iceberg sans avoir lu les rapports de l’ADEME (l’Agence Française pour la transition écologique) ou les travaux du collectif GreenIT qui œuvrent depuis plus de 15 ans à sensibiliser le grand public sur les impacts environnementaux du numérique. Et j’en passe.

Parce que oui, notre consommation numérique pollue.

« Pensez à l’environnement ! Imprimez ce courriel si vous voulez, mais surtout, effacez-le du serveur s’il ne vous sert plus. ».

Mais si un site Internet a de l’impact, à quels niveaux ? Entre les terminaux que nous tenons dans les mains, les réseaux, le stockage des données… notre empreinte sur l’environnement est partout.

Comme pour tout. Malgré tous les efforts déployés pour choisir un véhicule peu polluant, il consommera quoiqu’il arrive. Et polluera. Pour le concevoir, il a fallu utiliser des ressources, nombre de ressources : eau, électricité, mais aussi minerais rares pour les appareils électroniques. Sans compter les conditions de travail parfois inacceptables dans les pays où ils sont fabriqués, et le relargage de polluants dans l’environnement dès les premiers stades de fabrication.

J’ai commencé à creuser, et il ne m’a pas fallu longtemps pour réaliser tout le travail qui avait déjà été fait par cette riche communauté scientifique et technique. J’ai enrichi mon réseau de nombreuses personnes expertes dans le domaine et j’ai continué à suivre ce qui se faisait, tout en mesurant l’étendue grandissante de mon ignorance…

Et malgré tout le travail qui avait été fait sur ce sujet, je constate encore que trop peu de personnes se sentent réellement concernées. A commencer par moi, plutôt bien connectée, avec mon site Internet fraîchement réalisé, qui montrait là un bel éco-index de D

Je vivais une dégringolade dans mon estime de soi, comme l’ont si bien décrit Dunning et Kruger, et qui ne va pas sans rappeler un certain syndrome de l’imposteure, bien connu de tout entrepreneur qui se lance.

La vallée de l’humilité

J’avais pourtant posé quelques bases depuis plusieurs années en utilisant des outils libres, en n’abusant pas du streaming et en limitant mon utilisation des réseaux, j’étais bel et bien aux prises de l’éco-anxiété, conséquence de ce constat sur mon empreinte numérique…

Il ne s’agissait pas seulement d’apprendre à réaliser des sites web écoconçus comme je me l’étais imaginée au début. C’est une démarche globale, une hygiène de vie à adopter. Comme toute transition écologique qui se respecte.

Et sur le sujet, j’ai appris beaucoup de choses en deux ans, et j’en ai encore davantage à apprendre…

Vers une sobriété heureuse

On ne décide pas du jour au lendemain de devenir végétarien ou de laisser tomber sa voiture. C’est une transition. C’est la même chose avec le numérique.

On peut décider d’utiliser des moyens de transport plus ou moins polluants pour aller rencontrer les siens, ou pour s’ouvrir à d’autres cultures. De remplacer des déplacements professionnels par des visioconférences. Le tout est de savoir utiliser ces technologies et ces applications et de savoir ce qui se cache derrière.

Et c’est ce que cette belle communauté m’a appris. On peut tendre vers une sobriété heureuse, sans injonction ni culpabilisation. Le numérique est un outil fabuleux. Qui peut faire le bien autant qu’il peut faire le mal.

« On est tous et toutes sur un chemin de transition différent. Et il faut que ça vienne du ventre, pas de la tête. »

Pierre-Yves Gosset, Framasoft

Au bout de ce chemin, on peut rêver une société de contribution qui remplace cette société de consommation aux effets délétères, où les initiatives citoyennes et les associations auront toute leur place. Où la solidarité numérique existe car on a rendu du pouvoir aux gens en leur faisant comprendre comme ils peuvent reprendre le pouvoir.

Ma contribution

J’ai mis beaucoup de temps à imaginer de quelle façon je pouvais moi aussi faire ma part.

Je pensais n’avoir rien à apprendre à personne, juste à effectuer mon travail correctement. La bulle de filtre des réseaux sociaux ne me faisant voir la plupart du temps que des personnes déjà sensibilisées ou proposant des outils de sensibilisation au grand public (la Fresque du Numérique ou des Podcasts comme (Dé)Clics Responsables par exemple), je voyais que la place était occupée par des personnes très compétentes. Et qui suis-je pour donner des leçons alors que d’autres le font déjà très bien ?

Mais l’ampleur de la tâche est grande et je me suis rendu compte qu’il y avait de la place pour chacun. Et que de nombreuses personnes de mon propre réseau n’attendaient que ça.

Car autour de moi, que ce soit dans ma famille ou mes amis, ou dans mon réseau pro, beaucoup admettent l’ignorer, ou ne pas savoir par où commencer. Qui écouter, dans ce bruit de fond permanent d’informations où une nouvelle en chasse une autre ?

Finalement, je peux jouer un rôle, modestement, à mon échelle.

Pas sur les réseaux sociaux. Et sans grande ambition sur ce blog, dont l’objectif premier n’est pas son référencement, mais juste la possibilité de consigner ici mes écrits et d’orienter ou conforter les personnes qui me suivent ou qui souhaitent en savoir plus sur ma démarche.

Mon outil de communication sera une newsletter. Qui évoluera certainement en fonction des retours que j’en aurai. Elle aura pour but de sensibiliser au numérique responsable, et sur un plan professionnel, de comprendre comment construire une communication durable, et un site Internet le plus responsable possible. Mais également de donner des conseils et actions très concrètes à appliquer au quotidien. Car le numérique s’est invité dans toutes les sphères de nos vies, jusque dans nos chambres à coucher.

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